Depuis ses débuts, Plaidoyer-Victimes a développé et maintenu des liens avec un ensemble d'organismes en siégeant sur les instances décisionnelles ou en participant activement à des comités de travail ou à des consultations. En 2012-2013, les activités se sont poursuivies:

 Membre du Comité consultatif national sur les questions concernant les victimes. La présidente, Mme Arlène Gaudreault, siège sur ce Comité qui réunit une fois par année des représentants des services œuvrant dans le champ de l'assistance aux victimes ou en défense des droits. Le mandat du Comité consultatif national sur les victimes d’actes criminels est d’agir comme groupe consultatif auprès du Centre de la politique concernant les victimes du ministère de la Justice du Canada, du Bureau national pour les victimes d'actes criminels de Sécurité publique Canada, du Service correctionnel du Canada et de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (désormais reconnus comme le principal groupe).

Lors de sa réunion en janvier 2013, le comité a examiné les questions suivantes :

• L’opportunité que les provinces et les territoires examinent de quelle façon des programmes de prestations ou d’indemnisation des victimes d’actes criminels pourraient s’appliquer à l’échelle nationale afin que les victimes puissent être indemnisées par leur province de résidence ou à l’extérieur de celle-ci;
• Les recommandations proposées par l’Ombudsman fédéral pour les victimes d’actes criminels relativement au dédommagement formulées dans son rapport spécial intitulé Réorienter la conversation;
• Les avantages, les inconvénients, l’efficacité et le caractère pratique d’une Charte pour les victimes.


 Membre du Comité organisateur de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels. Le mandat de ce Comité est de fournir des suggestions, des conseils et un appui au Centre de la politique concernant les victimes pour élaborer le programme, planifier des activités et promouvoir la Semaine nationale qui se déroule chaque année au mois d'avril. La présidente, Mme Arlène Gaudreault participe à plusieurs conférences téléphoniques et discussions chaque année en plus de s'impliquer au colloque qui se tient à Ottawa en début de Semaine nationale.


 Membre de la Table de concertation en violence conjugale de Montréal. La directrice, Mme Marie-Hélène Blanc, est vice-présidente de la Table et siège au comité de coordination et à divers autres comités. Au cours de la dernière année, elle a été impliquée dans le recrutement de la professionnelle de recherche qui a produit un devis de recherche dans le cadre du projet Portrait et analyse de l'offre et de l'articulation des services en violence conjugale sur le territoire montréalais dispensés aux victimes, aux agresseurs ou agresseures et à leur famille.


 Membre de la Table de concertation sur les agressions à caractère sexuel de Montréal. La directrice siège sur cette Table et est une membre active. Au cours de la dernière année, elle s'est particulièrement impliquée dans le comité de suivi du projet Portrait dynamique des services, à Montréal, pour les victimes d'agression sexuelle. Ce portrait prendra la forme d'un site Internet destiné aux intervenants et intervenantes qui permettra notamment de mieux connaître les ressources sur le territoire de Montréal et de les trouver rapidement grâce à un moteur de recherche. Le site sera mis en ligne en septembre 2013.


 Membre de la Table Justice-DITED de Montréal. Table de concertation pour un traitement juste et équitable des personnes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement au sein du système de justice pénale de la région de Montréal. L'Association est membre de cette Table depuis une dizaine d'années, mais n'avait pu assister aux rencontres au cours des deux dernières années. En 2013, la directrice a inscrit cette représentation en priorité.


 Membre du Réseau de coopération et d'échange sur l'aide aux victimes France-Québec. Ce réseau, dont les activités sont financées par la Commission permanente de coopération franco-québécoise, a pu poursuivre ses échanges pour une dernière année après quatre années de partenariat assidu. Les objectifs poursuivis dans ce biennum étaient de:
• Consolider le réseau d'échange (AQPV, CIPC, INAVEM) mis en place en 2008;
• Promouvoir les bonnes pratiques dans les pays francophones;
• Poursuivre l'analyse des pratiques, politiques et législations en matière d'aide aux victimes d'actes criminels au Québec et en France sur l'indemnisation et la violence conjugale;
• Partager nos réflexions sur les approches respectives, leurs enjeux, leurs résultats;
• Poursuivre la réflexion sur les liens auteur-victime et sur les approches de médiation et de justice réparatrice
• Rédiger des articles sur nos approches respectives dans des domaines d'intérêts actuels de l'aide aux victimes et en faire la diffusion dans la Francophonie (indemnisation des victimes; réponses pénales à la violence conjugale, justice réparatrice).

Du 27 juin au 4 juillet dernier s’est déroulée en France la dernière mission de la délégation québécoise composée de Mmes Arlène Gaudreault et Marie-Hélène Blanc, respectivement présidente et directrice générale de l’AQPV et de M. Serges Bruneau, directeur de programme au CIPC. Durant ce séjour, la délégation a pu assister à l'Assemblée générale de l'INAVEM (Fédération nationale d'aide aux victimes et de médiation), lors de laquelle ont été présentés différents rapports et discutées les perspectives d’avenir. Il a aussi été question des résultats de l’Enquête nationale sur la situation financière des associations d’aide aux victimes, alors que des coupures de subvention mettent en péril les activités de plusieurs d’entre elles. Les 25 ans de l’INAVEM ont aussi été soulignés. Mme Gaudreault a prononcé une allocution pour témoigner des liens tissés entre nos organisations au cours des dernières années et des similitudes comme des divergences entre nos systèmes judiciaires et nos politiques d’aide aux victimes. Les 28 et 29 juin se tenaient, à Bourg-en-Bresse, les XXVIIes Assises nationales des associations d’aide aux victimes sous le thème Auteur-Victime : la possible rencontre.

Ce dernier séjour a été mis à profit pour effectuer, encore une fois, plusieurs visites et échanger avec des professionnels afin de toujours mieux comprendre le dispositif d'aide aux victimes en France et les pratiques des différents acteurs. La délégation était fort satisfaite de cette dernière mission en France. En novembre 2012, elle accueillait, à Montréal, la délégation française pour une mission de 5 jours. Au terme de ces échanges qui se sont déroulés sur une période de 4 ans, et qui nous ont permis, de part et d'autre, de partager nos réflexions sur nos approches respectives en termes d'aide aux victimes et d'organisation de services, mais aussi d'échanger sur des thèmes précis tel que la judiciarisation de la violence conjugale, l'indemnisation des victimes ou la médiation pénale, nous remercions notre partenaire l'INAVEM et ses membres pour la qualité de l'accueil réservé, la gentillesse témoignée et le professionnalisme constaté. Au terme de ces échanges, nos associations ont créé, chacune sur son site internet, un dossier Regards croisés sur les victimes d'actes criminels France-Québec qui contient des articles sur quelques thèmes parmi tous ceux abordés au cours des années.


 Comité de suivi du C-10 - Ce comité a été mis en place suite à l'adoption, par le gouvernement fédéral en 2012, de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. Ce comité est chargé d'examiner les impacts de la Loi, notamment ceux sur la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sur la mise en application des changements liés aux peines minimales, sur les travaux du Comité de mise en œuvre du Tribunal de traitement de la toxicomanie, sur la surpopulation carcérale et les conditions de détention dans les établissements provinciaux. La première réunion de ce comité s'est tenue en mars 2013.


 L'Association est partenaire du Bureau international des droits des enfants (IBCR). L'Association, au cours de l'année 2012-2013 a siégé au Comité aviseur du projet exploratoire Documenter la trajectoire des enfants victimes et témoins d'actes criminels, Phase II du projet « Enfants victimes d'actes criminels ». Ce projet visait à évaluer la faisabilité d'une étude voulant documenter l'expérience d'enfants victimes et témoins d'actes criminels dans le processus de justice criminelle au Québec. Le rôle du Comité était de valider une liste de questions préliminaires à poser aux enfants afin d'en savoir davantage sur l'appréciation que font ces enfants des services, du suivi, des explications et des interventions des différents acteurs au cours de leur trajectoire dans le système de justice criminelle. Au cours de l'année, le Bureau international des droits des enfants a déposé une demande de financement au ministère de la Justice du Québec afin de financer la recherche. En avril 2013, nous apprenions que le ministère de la Justice avait accordé le financement demandé au Projet d'étude sur la trajectoire des enfants victimes et témoins d'actes criminels. L'Association demeure partenaire au projet.


 L'Association québécoise Plaidoyer-Victimes travaille en partenariat avec le CRI-VIFF (Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale faite aux femmes) depuis plusieurs années. En octobre 2012, l'Association a donné son appui officiel et s'est engagé au projet Trajectoires de vie et trajectoires de services des femmes victimes de violence conjugale en contextes de vulnérabilité: décrire et comprendre pour mieux prévenir et agir présenté par le CRI-VIFF auprès du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Dans sa lettre d'appui, l'AQPV confirmait les besoins tangibles d'enrichissement des interventions, de la concertation entre différentes ressources et d'amélioration des services au bénéfice des victimes les plus vulnérables. Elle faisait aussi valoir son expertise en transfert des connaissances et souhaitait pouvoir la mettre à contribution dans la réalisation des activités de ce partenariat. Le financement demandé au CRSH a été accordé au CRI-VIFF et le projet est d'une durée de sept ans.

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